lundi 9 août 2010

Richelle Mead - Série Georgina Kincaid - 2 ("Succubus Shadows")

Succubus Shadows s'affirme dans la continuité des aventures précédentes de Georgina Kindkaid. C'est un cinquième tome où l'intrigue progresse très peu (à part qu'on identifie très clairement les enjeux à la fin du livre, et que Georgina fait son choix parmi ses amoureux) mais où on prend plaisir à passer du temps avec des personnages très pittoresques et attachants.
Une scène résume je trouve très bien l'esprit du livre et de la série, sans prétention: Georgina, succube de son état (elle se nourrit de l'énergie vitale des hommes en couchant avec eux), est invitée chez des amis. L'un, Carter, propose de faire un Pictionnary. C'est une scène a priori mortellement ennuyeuse, sans intérêt, montrant une scène du quotidien. Sauf que... Carter est un ange et que les autres potes invités à la soirée Pictionnary sont deux vampires, un Niphilim (croisement entre un humain et un ange), une autre succube et un démon.
Cette scène illustre parfaitement l'esprit de la série, qui est de ne pas se prendre au sérieux et de chercher à divertir en mélangeant allègrement les figures imposées de l'urban fantasy.
Bien sûr, tout est très "facile", aussi bien l'histoire d'amour archi-revue entre la succube et l'humain, succube qui est aussi tentée par le beau Niphilim, que les scènes de sexe qui ne servent pas à grand chose et qui ne font guère d'effet. Bien sûr, ici il n'y a quasiment pas d'action et pas d'innovation par rapport aux précédents livres.
Mais c'est agréable de pouvoir se plonger plus encore dans le passer de Georgina, de comprendre comment elle a "plongé" jusqu'à accepter un contrat avec le Diable et de voir comment doucement elle évolue vers une probable salvation. J'ai aussi bien apprécié ses interactions avec Carter, bien que je les aurais appréciées plus marquées. Et contrairement à d'autres séries d'urban fantasy, l'auteur n'oublie pas ici les humains (Erik, Seth bien sûr, certains des amants de Georgina et tous les collègues de Georgina pour ne s'arrêter que là) et montre au contraire comment grâce à eux des êtres extraordinaires peuvent évoluer.

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