mardi 17 août 2010

Melanie Rawn - la trilogie du Prince Dragon

La trilogie du Prince Dragon est bien différente de ce que suggère la converture française. L'histoire du Prince Dragon, c'est d'abord une histoire de famille, avec ses drames, ses amours, ses rivalités, ses ambitions... Il y a un peu de guerre et de violence dans le premier tome, mais ensuite ce ne sont plus que des conflits entre personnes et des palabres diplomatiques. Par moments on se croirait dans Dallas...



L'histoire se passe sur un continent composé de multiples principautés. Deux princes dominent nettement les autres : le Haut Prince et le Prince Dragon (surnommé ainsi car ayant un lien particulier avec les dragons présents dans son désert). Ces deux hommes se sont d'abord affirmés par leurs talents guerriers.

 
A la mort de son père, Rohan, jusque là un héritier très discret, passant son temps dans les livres plutôt que sur un champ de bataille, doit devenir le Prince Dragon et faire face aux ambititions de plus en plus effrenées du Haut Prince. Bien qu'il ne renie ni son père ni son héritage, il répugne à affirmer son autorité par la violence et la guerre. Rohan va donc s'efforcer de montrer que la ruse et la diplomatie peuvent faire bien plus de miracles. C'est cette démonstration qui va s'illustrer au fil des trois tomes.



Tous les trois ans les princes et leurs familles se retrouvent à un rassemblement appelé "Rialla", et qui donne lieu, durant une vingtaine de jours de festivités, à la conclusion de traités diplomatiques et d'alliances matrimoniales entre les familles. Tous les tomes de la trilogie sont axés sur cette Rialla (la préparation, la Rialla même, et l'après-Rialla).

 
Dans le premier tome, on assiste à la rencontre entre le prince Rohan et celle qui deviendra l'amour de sa vie, la "Sunrunner" Sionned. Sionned est une jeune femme magicienne, élevée au sein de la confrérie des magiciens (les "Sunrunners"). Sionned a un caractère bien affirmé et celui-ci tombe immédiatement sous le charme. Mais il ne va pas pouvoir afficher sa préférence de suite car le Haut Prince entend bien profiter de l'occasion pour marier une de ses 17 filles (oui, 17! le pauvre n'arrive pas à avoir d'héritier mâle et redouble d'efforts...) avec le Prince Dragon. Refuser une de ses filles pourrait apparaître outrageant diplomatiquement...


Dans le deuxième et le troisième tome, on voit vieillir nos héros (Rohan à la fin approche les 60 ans) et on voit la nouvelle génération prendre la relève, et les conflits familiaux se multiplier. Dans ces deux familles aux caractères bien affirmés, surtout du côté féminin, les rivalités sont nombreuses... On voit aussi un rapprochement, bien que ténu avec les dragons. Chassés et tués durant le premier tome, car apparaissants comme des nuisibles, ils sont ensuite protégés. Les magiciens cherchent même à communiquer avec eux. Les dragons ici ne sont pas des bêtes bienveillantes, paisibles et bavardes. Non, ici ce ne sont que des animaux, animaux qui deviennent agressifs si les hommes s'approchent un peu trop.

 
J'ai beaucoup apprécié cette trilogie qui finalement ne fait qu'aborder des thèmes intimes qu'on pourrait retrouver dans un roman contemporain classique, principalement ce qui constitue l'identité (notre génétique, notre éducation, notre héritage, autre chose?) et tout ce qui tourne autour de l'amour (entre enfants et parents, entre adultes, au sein d'une même famille). Autre réussite, comme beaucoup d'auteurs féminins, Melanie Rawn dépeint ses personnages avec une grande finesse psychologique et la plupart sont très réussis (quoique à la fin je m'y perde un peu avec les personnages du tome 1 qui ont des enfants dans le tome 2 qui eux-mêmes, devenus personnages de premier plan, se mettent à pouponner dans le tome 3...).


Je vois deux limites dans cette trilogie. D'abord, peut-être un manque de rythme par moments. Comme finalement il n'y a pas tant d'action que cela (surtout des trahisons et des ruses, les unes et les autres mettant beaucoup de temps à s'installer) la lecture est parfois un peu lente. Ensuite, dans chaque tome les héros doivent affronter un nouvel ennemi. Le premier était bien réussi, on avait même de l'empathie pour lui. Les deux autres paraissent un peu plus artificiels et fades. Au final je mettrais 4 étoiles pour le premier tome (beaucoup plus dramatique aussi!!!) et 3 étoiles pour les deux tomes suivants.

jeudi 12 août 2010

Brian Lumley - série Nécroscope

La série "Nécroscope" fait 15 tomes actuellement, même si hélas il semble que seuls les 3 premiers (datant de la fin des années 80) aient été publiés en France.


Nécroscope est un livre étonnant, qui m'a beaucoup désorientée. On commence en Grande-Bretagne, dans un bâtiment secret à la Men In Black, avec une sorte de fantôme. Puis on enchaîne dans l'URSS des années 70s, dans un autre bâtiment secret, où l'on fait des expériences de nécromancie peu ragoûtantes mais qui semblent efficaces. On y cite Brejnev et Antropov... Puis on part en Roumanie, où une Chose, une sorte d'Alien, de parasite à l'origine des vampires, cherche à sortir de terre. Et après on va dans un collègue anglais, où l'on fait connaissance avec un petit génie des mathématiques.

Bref, sur 500 pages, j'étais complètement perdue pendant le bon premier tiers! Et puis soudainement tout a commencé à s'emboîter et j'ai trouvé que le rythme s'accélérait, jusqu'à devenir frénétique dans les pages finales (notamment la bataille finale, titanesque). On découvre des conflits entre personnes, mais aussi entre créatures, le tout sur fond de Guerre Froide.



C'est un bon livre d'horreur avec des scènes un peu gores (notamment les scènes de nécromancie) soupoudré de SF (on parle beaucoup de paranormal) et d'une revisite du mythe des vampires de Bram Stocker. C'est le dernier aspect que j'ai trouvé le plus créatif et le plus convaincant, appuyé par un "méchant" que l'on se plait à détester (beaucoup) et à plaindre (un peu).



Cependant je ne mettrais que 4 étoiles car le paranormal est finalement trop présent à mon goût. Le téléscopage entre les vampires et les pouvoirs paranormaux qui font du héros un vrai super héros de comics devient par moment un peu indigeste, et j'aurais préféré que l'auteur fasse un choix entre vampires-nécromancie-nécroscopie et visions du futur-déplacement dans le temps et l'espace. De plus, on ne découvre le héros que tardivement, et cela m'a empêché de beaucoup m'attacher à lui.



Malgré les quelques faiblesses que je décèle, c'est un très bon livre que j'aimerais beaucoup voir porté à l'écran. Malheureusement la série n'a inspiré pour le moment qu'un jeu de rôle sur ordinateur et quelques bandes dessinées.

lundi 9 août 2010

Jim Butcher - série "les Dossiers Dresden"

"Les Dossiers Dresden" étaient mis en avant, en tant que coup de coeur, chez un célèbre agitateur de curiosité. J'ai tenté le tome 1, mais je ne vais pas aller au-delà.
C'est un ouvrage de bit lit, dont la particuliarité est que le héros est masculin. Il s'agit de Dresden, le seul magicien de Dallas. A part cela, on retrouve beaucoup de points communs avec la bit lit habituelle (Anita Blake, Rachel Morgan, etc.). Dresden n'est pas très doué avec les femmes et n'est pas très doué non plus avec les affaires. Il vivote dans son petit cabinet en aidant notamment la police sur des cas paranormaux.
Dans ce tome 1, il doit enquêter sur le décès d'un couple surpris en pleine action amoureuse et tué selon toute vraisemblance par un magicien. Or, Dresden étant le seul magicien de Dallas, et ayant un passé un peu trouble, il est est le premier sur la liste des suspects.
L'histoire va donc voir Dresden alterner les phases où il doit se dédouaner (alors que ses interlocuteurs sont pour le moins virulents) et les phases où il peut enquêter à peu près tranquillement. Son enquête va lui faire croiser Madame Bianca, une vampire mère maquerelle, et quelques démons plus moches et hargneux les uns que les autres (mais pas toujours très futes futes).
Dresden, comme beaucoup de héros de bit litt, se traîne avec un animal familier, un énorme chat qui l'a élit comme maître (mais est-ce simplement un chat? à voir dans les prochains tomes...). Beaucoup plus original, il est l'heureux détenteur d'un crâne dans lequel est contenu un esprit avec un savoir ancestral et encyclopédique sur les sorts de toute sorte. Ce qui est plutôt bien car Dresden est plutôt du genre maladroit. Cet esprit, Bob, est un petit rigolo et un gros pervers, ne rêvant que de s'échapper du crâne pour pouvoir mater une orgie sexuelle humaine (il ne peut faire que cela, son corps n'ayant pas de substance).
Malheureusement, les passages avec Bob sont finalement assez brefs et je me suis ennuyée en lisant ce livre. L'intrigue policière n'est pas originale. Les personnages, à part Madame Bianca, Bob le rigolo et Morgan la tête de buche (un magicien lui aussi), sont fades. Je manque un peu d'empathie pour Dresden. Et, contrairement aux ouvrages de bit lit de manière générale, il n'y a pas d'histoire d'amour (même pas d'amorce), juste du flirt deci delà. On sent bien que par moments l'auteur fait un hommage appuyé aux polars noirs comme le Dalhia Noir, mais c'est justement un peu trop appuyé, et je trouve qu'au final on ne sait pas trop sur quel genre on est, à mi-chemin entre un polar et de la bit lit.

David Gemmel - série "Drenai" ("Legend")

"Legend" est le premier roman écrit par David Gemmel sur le peuple Drenai. Rédigé alors que l'écrivain se pensait atteint d'un cancer incurable, c'est le roman considéré comme le plus grand chef d'oeuvre de Gemmel.
J'ai mis du temps avant de me décider à le lire, n'étant absolument pas attirée par une histoire uniquement guerrière : le siège de Dros Delnoch (du recrutement à la préparation, avant des pages et des pages de bataille...), point clé du royaume Drenai permettant de repousser, ou pas, une invasion. Mais finalement j'ai dévoré ce roman en une journée!
Au premier niveau, on parle bien d'une histoire guerrière, avec l'analyse des troupes en présence, la construction des défenses, l'acheminement des vivres, l'entraînement des troupes. Mais même ce niveau de lecture m'a plu. Je me suis retrouvée à savourer chaque étape de l'entraînement des troupes, notamment les courses d'endurance. Comme quoi, un excellent écrivain peut faire d'un fait anodin un petit moment émouvant et plein de suspense.
Au deuxième niveau, on peut s'intéresser avec plaisir à la diversité des personnages. L'un des héros, Druss, est un vieillard de près de 70 ans, mais est considéré dans le monde entier comme un guerrier légendaire. Les deux autres personnages principaux, pour moi, sont Rek et Virae. Rek est un soldat assez cynique. Virae est la fille du comte "tenant" Dros Delnoch, et accessoirement une femme avec un caractère assez... emporté. Rek et Virae, ainsi que le dit un des mages, sont individuellement des personnages assez ordinaires, mais l'amour entre eux va sublimer leurs actions. De nombreux autres personnages apparaissent dans le roman, tous très attachants, notamment la jeune Ceassa. L'histoire montre finalement comment des personnages ordinaires, certains nobles d'esprit, d'autres nettement moins recommendables, peuvent se sublimer, grâce à un but commun et grâce à leurs interactions. Même le tyran, Ulrich, apparait émouvant lors des maggnifiques scènes finales. Bref, c'est une vision de l'humanité somme toute très réconfortante :-)
Le troisième niveau de lecture, pour moi, est l'analyse sur la légende. Druss n'a jamais perdu une bataille, il a vaincu des ennemis féroces, il a passé 7 ans de sa vie à rechercher (et à retrouver) la femme qu'il aimait. Alors que le comte en charge de la défense de Dros Delnoch lui demande de se joindre à ses troupes pour une action de la dernière chance, il réapparaît au public, qui va devoir se confronter entre ce qu'il est réellement par rapport à son image légendaire. Une scène en particulier, au début du roman, montre comment se comporte un admirateur de Druss face à lui. C'est une scène cruelle et bouleversante. L'écrivain montre finalement comment se construit une légende et plus encore, le pouvoir de cette légende. Bref, c'est une bonne leçon de communication :-)
Et enfin, au-delà des intrigues politiques, de la violence, de l'amour, il y a une dimension magique (ne pas oublier qu'on est dans un roman de fantasy) qui se transforme en une dimension spirituelle.
Bref, je pense que tout lecteur trouvera au moins un niveau de lecture qui lui plaira dans ce petit (enfin un livre de fantasy qui fait moins de 1000 pages!!!) bijou.

Guy Gavriel Kay - Tigana

J'ai lu très péniblement ce que tous les critiques de la fantasy considèrent comme un chef d'oeuvre, "Tigana", de Guy Gavriel Kay.
Tigana était une des neuf provinces indépendantes d'une péninsule faisant très nettement penser à l'Italie avant sa réunification finalement assez récente.


Tigana, c'est l'histoire d'un royaume qui a disparu des mémoires (tant son nom que son histoire et sa culture) par la magie d'un Roi-Magicien, fou de douleur après la mort de son fils lors d'une bataille contre la contrée de Tigana. Seuls ses anciens habitants (qui se sont exilés) se souviennent encore de son nom et de sa culture, mais s'ils prononcent son nom leurs interlocuteurs ne l'entendent pas. Tigana est vouée à disparaître inéluctablement quand tous ses habitants seront décédés.
L'histoire est donc celle du prince héritier exilé qui cherche à faire tomber de son trône le roi-magicien, et tant qu'à faire l'autre roi-magicien existant, l'un et l'autre cherchant à bâtir une hégémonie sur la péninsule et oppressant les peuples.
Cela commence comme un roman d'apprentissage, avec un chanteur, Delvin, qui rejoint une troupe de saltimbanques. Il s'aperçoit rapidement que la troupe lui cache des choses, et se retrouve engagé dans l'intrigue visant à faire renaître Tigana.
L'histoire est très bien écrite mais, au-delà du manque d'action, je suis surtout restée complètement insensible au sort de cette province perdue et je suis restée totalement indifférente au sort de Delvin, d'Alessan le prince exilé, et de toute sa bande. Le seul personnage qui m'a fait vibrer, et pour lequel j'ai lu avec grand plaisir chaque page le concernant, est Diandra. Diandra, alors adolescente, doit fuir Tigana et se jure de se venger. Elle va tout sacrifier, y compris l'amour, dans ce but. Malheureusement, ce n'est pas le personnage principal du roman :-/
Au final, comme la lecture doit être pour moi un plaisir et non une contrainte, je ne peut pas mettre plus de deux étoiles. Cette histoire ne m'a hélas absolument pas touchée.

Kim Harrison - série Madison Avery

En peine pour lire un autre ouvrage, j'ai décidé de me divertir en lisant le court roman de Kim Harrison, "Once Dead, Twice Shy". C'était une mauvaise idée, j'ai lu sans déplaisir le premier quart du roman, et ensuite je me suis forcée à lire (en diagonale je l'avoue) le roman jusqu'au bout.
J'ai été très déçue, d'autant plus que j'apprécie beaucoup la série "Rachel Morgan", où l'auteur prouve qu'elle a une vraie "patte" d'écrivain et un bon sens de l'humour.
Pour sa nouvelle série "Madison Avery", visant un public (très) jeune, Kim Harrison a commencé en publiant une nouvelle "Madison Avery and the Dim Reaper" dans un recueil de nouvelles (où l'on trouve notamment du Stephanie Meyer) se nommant "Prom Nights From Hell", tout un programme... J'ai eu l'opportunité de lire cette nouvelle, qui est je trouve ce qu'elle a fait de meilleur pour la série Madison. J'ai apprécié cette nouvelle où l'héroïne est une sale gamine capricieuse et égoïste, faisant le mur chez ses parents, et finissant par... (shut).
Mais j'ai nettement moins apprécié "Once Dead, Twice Shy". On reprend la situation quelques mois après la mort de Madison, devenue une sorte de mort-vivante dans le monde vivant, apparaissant en chair et en os à ses parents et ses amis grâce à un pierre mystérieuse, et protégée par un ange très maladroit. Malheureusement, les préoccupations de Madison sont très terre à terre (ce sont celles de toute ado de son âge) et l'histoire n'est pour moi pas originale pour un sou. L'auteur reprend en effet la trame de la série télé "Dead like me" (que je conseille à ceux qui ne l'ont pas vue) où des sortes de "mort-vivants" sont chargés de tuer ou de sauver de la mort des personnes élues. Certains traits de caractère de Madison sont aussez assez similaires à ceux de l'héroïne de la série télé, qui a aussi des problèmes pour se couler dans le moule de la société. La conclusion du roman promet un peu de soubresauts pour le futur, mais la critique de Larouette concernant le bouquin suivant "Early to Death, Early to Rise" laisse présager du pire.
L'humour est aussi nettement moins présent que dans la série Rachel Morgan, et les quelques scènes prêtant à sourire sont très inspirées de Rachel Morgan (notamment Grace qui a beaucoup de ressemblance avec le pixie favori de Rachel). L'amour est en filigrane, mais ici le coeur de l'héroïne semble balancer entre un humain tout à fait transparent et un ange forcément angélique (quoique maladroit). Ce n'est pas assez pour donner une bonne histoire d'amour.
Je mets quand même 2 étoiles, j'ai lu des ouvrages plus catastrophiques que celui-ci, mais je suis vraiment déçue par cette nouvelle série qui n'est pas à la hauteur de ce que Kim Harrison nous montre régulièrement avec sa série Rachel Morgan (que je conseille fortement, vous l'avez compris). Si le thème du roman vous plaît, visionnez plutôt Dead Like Me, c'est dix fois mieux que ce roman.

Sophie Audouin-Mamikonian - série "Tara Duncan"

Je lis beaucoup d'ouvrages fantastiques anglo-saxons, y compris ciblés "jeunesse", et j'y trouve souvent des perles : "The Giver" de Lois Lowry, la série "Uglies" de Scott Westerfield, les "Hunger Games" de Suzanne Collins, les Darren Shan, les Percy Jackson, sans compter bien sûr les Harry Potter ou la Boussole d'Or... J'ai fini par me décider à lire ce qui se faisait, semble-t-il, de mieux, en littérature fantastique jeunesse francophone : la série Tara Duncan.








7 livres sont déjà parus, le 8ème est prévu pour septembre 2010:


- Les Sortceliers : existe en poche


- Le Livre interdit : existe en poche


- Le Sceptre maudit


- Le Dragon renégat


- Le Continent interdit


- Dans le piège de Magister : existe en poche


- L'Invasion fantôme


- à paraître: L'Impératrice maléfique


Malheureusement, comme vous pouvez le voir ci-dessus, tous les livres n'existent pas en poche. L'écrivain est passée par plusieurs maisons d'éditions (le Seuil, Flammarion, XO, etc.) et les accords pour les livres de poche n'ont pas toujours été passés. Au final cela donne une collection hétéroclite dans la bibliothèque, et surtout une collection chère (à 15€ environ le livre...).






L'héroïne principale, Tara, est élevée par sa grand-mère dans le Sud de la France. Elle découvre très tôt qu'elle n'a pas des pouvoirs ordinaires. A son adolescence, elle comprend que sa grand-mère lui cache des choses, liées à un royaume extraordinaire, situé sur une autre planète. Cela va être pour elle le début d'aventures haletantes, mêlant magie et crétures fantastiques.
Comme chez la Boussole d'Or de Philip Pullman, elle découvre un monde où chaque magicien est lié à une créature animale (une panthère, un rat, etc.). Mais contrairement à Philippe Pullman qui développe une théorie sur l'âme, ici les Familiers ne sont que des gentils amis qui cherchent à accompagner leurs maîtres durant toute leur vie (enfin, c'est comme cela que je l'ai compris).
Comme chez Harry Potter, il y a des sports de sorciers, pardon, de sortcelliers. Ici ce n'est pas du quiddich, mais du polo céleste.
Comme chez Harry Potter, Tara va se faire des amis parmi les jeunes sorceliers et va devoir apprendre, en travaillant avec eux, à vaincre les forces du mal (ici ce n'est pas Voldemort mais le Magister).
Et comme chez Harry Potter, Tara va être encadrée par un vieux savant plein de sagesse. Cette fois ce n'est pas Dumbledore mais un être avec un nom quasi imprononçable, je vous laisse le plaisir de le découvrir...
Bon, par contre, les ados français sont un peu plus dégourdis que les anglo-saxons et ils pensent beaucoup à l'amour dès le début de leur adolescence, et se posent rapidement la question fatale "coucher ou pas coucher".
Outre le fait que beaucoup d'éléments de l'intrigue sont pour moi très inspirés d'oeuvres existentes (trop, à mon goût), le défaut principal que je relève est une écriture "enfantine" si je puis dire. L'auteur a voulu se mettre dans la peau d'une ado et écrire les romans avec ses mots, mais au final, je trouve que cela gâche la lecture car cela fait un peu artificiel. Et surtout une langue soutenue ou du moins classique (cf. Harry Potter) n'a jamais je pense été une barrière pour les jeunes lecteurs, et permet au contraire de developper le public des lecteurs pour tendre vers les adultes.
Au final, j'ai passé des moments divertissants à lire la saga Tara Duncun (mention spéciale pour les tomes 1- la découverte, 4 5 - avec des coups de théâtre, 7- avec Tara qui a fait une boulette monumentale et qui montre qu'elle n'est pas une héroïne parfaite, loin de là). Cependant, j'ai eu parfois l'impression d'être dans un parc d'attractions, en me disant que je passais d'une attraction à l'autre, qui se superposaient sans vraiment donner de finalité.
Bref, c'est une bonne série de divertissement pour ados, mais les adultes je pense n'y trouveront pas leur compte. Mon commentaire est sans doute superficiel, mais la série ne m'a pas touchée et ne me donne pas envie de développer plus.