J'avais détesté "Flirt", le précédent Anita Blake, heureusement celui-ci est un peu mieux, aussi bien au niveau de l'écriture que de l'intrigue. Néanmoins, on ne fait que passer du catastrophique au médiocre...
Anita Blake, c'est la tueuse de vampires qui est à l'origine du développement de la bit lit dans les années 90. Malheureusement, plus les tomes s'accumulent, moins c'est intéressant. Dans les premiers tomes Anita cherchait à lutter contre des méchants tout en hésitant sur le plan amoureux entre le mystérieux vampire Jean-Claude et le sérieux et attentif loup-garou Richard. Puis l'auteur a changé l'orientation de ses livres et Anita est devenue une succube se nourrissant de sexe en entretenant un harem d'une bonne demi-douzaine d'hommes réguliers et d'autant d'intermittants.
Là, on franchit une étape supplémentaire. L'un des membres de son harem, frustré de ne pas avancer dans sa relation avec un autre, pose un ultimatum. Cela donne lieu à des pages et des pages de débat sur le sexe en groupe, la sodomie, etc. Au deuxième degré c'est assez drôle.
Ce 19ème tome s'attache surtout à démonter un des derniers tabous sexuels et amoureux d'Anita, elle qui jusque là profitait de son harem mais exigeait de certains une stricte monogamie, ce qui était assez incompréhensible. Mais à part cela, l'intrigue n'avance que peu. La méchante ultime, Marmee Noire, refait une apparition surprise, ce qui est l'occasion de pousser un peu plus ce qu'on envisageait déjà depuis longtemps, un rassemblement de tous les vampires américains sous la domination de Jean-Claude. Mais Rome ne s'est pas faite en un jour, et pour gagner du pouvoir et de la crédibilité face aux autres Maîtres Vampires, Jean-Claude et Anita doivent conquérir une race de "shapeshifters" qu'ils ne dominent pas encore : les tigres.
L'intrigue amoureuse, avec la crise existentielle d'un des amants d'Anita, et l'intrigue politique avec des manoeuvres préparatoires pour prendre le pouvoir en Amérique du Nord, sont, comme d'habitude maintenant chez Lauren K. Hamilton, le prétexte aussi à des scènes d'orgie. Je ne peux même plus compter le nombre d'amants d'Anita tellement il y en a. Mais au moins, les scènes sont maintenant quand même un peu moins fréquentes et un peu plus courtes.
Je ne vais pas continuer à lire les prochains Anita Blake, je suis maintenant beaucoup trop déçue par l'orientation prise par l'auteur: peu d'intrigue politique, plus de connexion avec le monde normal des humains (Anita passant son temps avec les vampires et les shapeshifters) et du sexe pour le sexe qui se substitue à la romance.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire