lundi 9 août 2010

Alex Flinn - Sortilège

Autant le dire tout de suite : Sortilège s'adresse aux jeunes ados et à des lectrices très romantiques exclusivement. Moi qui ait quand même une âme de midinette et des lectures de midinette ( ce qui sans nul doute explique pourquoi Amazon n'arrête pas de me conseiller ce livre) je me suis profondément ennuyée.
L'histoire est simple, c'est une transposition moderne, à New-York, du conte de la Belle et la Bête. Un prince est victime d'un sort le transformant en bête ( ici c'est le fils d'un présentateur vedette de journal télé). Il est enfermé dans un château (ici une grande maison à Brooklyn, par son père qui ne supporte pas son apparence) et un jour un homme entre dans sa roseraie. Ici ce n'est plus un riche marchand égaré mais un drogué. Celui-ci après négociations va accepter que sa fille vienne habiter avec la Bête. Et la Bête va tenter de la séduire.
Comme dans le conte, tout est bien qui fini bien et ici les amoureux, une fois le sort rompu, peuvent aller s'inscrire à la fac.
Bref, vous l'aurez compris, ce n'est pas du côté de l'histoire qu'on peut être surpris. Ce n'est pas non plus du côté de l'écriture, passe-partout, qu'il faut chercher. Non, pour moi la seule chose qui sauve ce livre c'est le caractère du héros, Kyle, pendant les 100 premières pages. C'est un lycéen de 16 ans, beau comme un dieu, ultra populaire mais ... le type le plus insupportable qui soit! L'auteur a je pense joué avec délectation avec sa personalité de salaud, lui valant au final ce mauvais sort. Kyle est bouffi d'egoïsme, de prétention, de méchanceté. Il est superficiel, méprise le petit personnel et se montre grossier. Bref le co.... intégral, mais pas si caricatural que cela car par moments il a quelques éclairs (brefs) de lucidité et on voir aussi que son caractère est aussi dû à ses parents et au milieu où il évolue.

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