Je me suis mortellement ennuyée en lisant cette histoire.
Le postulat de départ est séduisant: une jeune femme découvre que son père lui cache des choses et finit par comprendre qu'il a commencé des années plus tôt une quête pour débusquer le comte Dracula, qui existerait bien et serait toujours actif sur terre ("vivant" ne me paraissant pas le quailificatif le plus approprié). Au fil des pages on découvre que son père n'est pas le seul érudit qui a commencé cette quête, mais qu'au fil des siècles les érudits les plus talentueux ont aussi tenté cette aventure, qui a toujours commencé avec un mystérieux livre orné d'un dragon et qui comme par magie semble les poursuivre.
Le récit est en poupées russes, entre trois époques et trois personnages: un mentor du père de l'héroïne, le père de l'héroïne et l'héroïne elle-même. Il est constitué de multiples récits à la première personne provenant de lettres, de notes, de cartes postales, de dialogues entre le père et la fille...
Au début on est pris par cette construction et par le niveau de langue, très élégant. Malheureusement, je me suis vite ennuyée à parcourir l'Europe entière dans tous les sens avec l'héroïne, avec quelques descriptions de villes et d'églises deci delà, et quelques mots en langue étrangère égrénnés au fin des pages. Je rends quand même justice à l'auteur qui n'a pas fait une seule faute de français, ce qui est rare pour les écrivains anglo-saxons se piquant de mettre du français dans leurs écrits.
Le gros problème est que l'histoire tient sur une page, que le reste n'est que de la description et de l'accumulation de connaissances historiques. Tout cela finit par faire pschitt. A part les 50 dernières pages du récit (déduction faite de l'épilogue), il n'y a absolument aucune action et quasiment pas de vampires. Une silhouette rôdant ici et là et une grosse araignée ne sont pas suffisantes pour donner le frisson, et comme on connaît la trame globale, on est absolument pas pris dans l'histoire qui se veut une sorte de Da Vinci Code du vampirisme. De plus, la psychologie des personnages n'est qu'esquissée, ils ne sont que des ornements pour permettre à l'auteur d'étaler ses connaissances.
Bref, si vous voulez une histoire de vampires, relisez Dracula. Et si vous voulez des descriptions de l'Europe (en particulier de l'Est) achetez plutôt un guide Lonely Planet. Je mets quand même deux étoiles pour l'originalité de la construction et la recherche historique qui a été faite.
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