"Les Dossiers Dresden" étaient mis en avant, en tant que coup de coeur, chez un célèbre agitateur de curiosité. J'ai tenté le tome 1, mais je ne vais pas aller au-delà.
C'est un ouvrage de bit lit, dont la particuliarité est que le héros est masculin. Il s'agit de Dresden, le seul magicien de Dallas. A part cela, on retrouve beaucoup de points communs avec la bit lit habituelle (Anita Blake, Rachel Morgan, etc.). Dresden n'est pas très doué avec les femmes et n'est pas très doué non plus avec les affaires. Il vivote dans son petit cabinet en aidant notamment la police sur des cas paranormaux.
Dans ce tome 1, il doit enquêter sur le décès d'un couple surpris en pleine action amoureuse et tué selon toute vraisemblance par un magicien. Or, Dresden étant le seul magicien de Dallas, et ayant un passé un peu trouble, il est est le premier sur la liste des suspects.
L'histoire va donc voir Dresden alterner les phases où il doit se dédouaner (alors que ses interlocuteurs sont pour le moins virulents) et les phases où il peut enquêter à peu près tranquillement. Son enquête va lui faire croiser Madame Bianca, une vampire mère maquerelle, et quelques démons plus moches et hargneux les uns que les autres (mais pas toujours très futes futes).
Dresden, comme beaucoup de héros de bit litt, se traîne avec un animal familier, un énorme chat qui l'a élit comme maître (mais est-ce simplement un chat? à voir dans les prochains tomes...). Beaucoup plus original, il est l'heureux détenteur d'un crâne dans lequel est contenu un esprit avec un savoir ancestral et encyclopédique sur les sorts de toute sorte. Ce qui est plutôt bien car Dresden est plutôt du genre maladroit. Cet esprit, Bob, est un petit rigolo et un gros pervers, ne rêvant que de s'échapper du crâne pour pouvoir mater une orgie sexuelle humaine (il ne peut faire que cela, son corps n'ayant pas de substance).
Malheureusement, les passages avec Bob sont finalement assez brefs et je me suis ennuyée en lisant ce livre. L'intrigue policière n'est pas originale. Les personnages, à part Madame Bianca, Bob le rigolo et Morgan la tête de buche (un magicien lui aussi), sont fades. Je manque un peu d'empathie pour Dresden. Et, contrairement aux ouvrages de bit lit de manière générale, il n'y a pas d'histoire d'amour (même pas d'amorce), juste du flirt deci delà. On sent bien que par moments l'auteur fait un hommage appuyé aux polars noirs comme le Dalhia Noir, mais c'est justement un peu trop appuyé, et je trouve qu'au final on ne sait pas trop sur quel genre on est, à mi-chemin entre un polar et de la bit lit.
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